Scandale à l’amirauté !

lundi 6 juillet 2009
par  secretaire

La fusion elle se vit à l’avant poste ! La mixité des services, c’est déjà installé ! Les grincements de dents et autres frustrations s’expriment déjà... Le choc des cultures, les déceptions après des promesses non-tenues et voilà le quotidien de nos collègues de la Direction (ou plutôt des deux immeubles distants de la celle-ci) !

Ce qui va vous arriver demain :

Si votre responsable est issu-e du placement, il/elle ne sera pas aussi sensible aux sujets de l’indemnisation que ses agents issus de l’indemnisation ; à l’inverse celui/celle issu-e de l’indemnisation ne sera pas assez sensible aux sujets du placement. Vos remarques, messages d’alerte ou cris de détresse auront du mal à être compris avec la vitesse nécessaire au bon fonctionnement de vos missions. La culture collective du placement, sa familiarité et son bourdonnement semble aux antipodes de celle de l’indemnisation attachée à la compétence individuelle, formaliste et normalisée.

L’abondance de postes de cadres de la partie de l’indemnisation s’oppose à la sous-qualification (voulue depuis de nombreuses années par la direction générale de l-ex-ANPE pour des raisons d’économie dans les DOM) de la partie placement de la direction. La décision nationale a été d’opérer la fusion dans les directions en alternant les postes hiérarchiquement, soit 1 chef indemnisation = 1 adjoint placement et 1 chef placement = 1 adjoint indemnisation. Alors, le déséquilibre allait entraîner le pire des deux (au lieu du si médiatique « meilleur des deux » ! Beaucoup de collègues n’avaient pas imaginé que la pénurie de postes au niveau cadre du placement obligerait le sacrifice de nombreux postes cadres de l’indemnisation ! C’est pourtant le cas aujourd’hui !

A la Direction régionale, le « meilleur des deux » de l’alternance entre indemnisation et placement passe obligatoirement par la revalorisation immédiate des qualifications de postes du placement. Mais les collègues indemnisation se sentiraient lésés et ils auraient raison ! Vouloir faire une fusion coûte que coûte montre ici ses limites ! Nous sommes très inquiets devant cette mise en situation réelle ! Ce n’est qu’une répétition générale de ce qui nous attend demain. Qui va t-on sacrifier encore ? Les agents de maîtrise, les niveaux 4A ou les niveaux 3 ? Les niveaux 1 et 2, les employés ? Le peu de promotions observé dans la fusion de la direction régionale (sauf dans les hautes sphères) risque d’impliquer dans vos sites une absence de promotion tout court . Ce qui nous attend demain, c’est la même chose avec en plus : l’augmentation de la charge de travail et l’agressivité montante des demandeurs d’emploi !

Il est encore temps de dire STOP ! De s’opposer à cette marche forcée et à obliger la direction à revaloriser rapidement nos métiers : cette revalorisation devra être à la fois financière et statutaire.



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